Conduis-toi comme une femme

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J’en ai marre d’être une femme. Une femme selon ces codes vieux comme le Monde : une petite chose craintive, douce, jamais un mot plus haut que l’autre, toujours prête à être consommée, utilisée, raillée. J’ai rarement connu le sexisme à Berlin et je viens d’en faire l’expérience. A mes propres frais, en plein jour.

Je pédalais à toute allure de Neukölln à Kreuzberg en cette fin d’après-midi, vêtue d’une courte jupe d’été, lorsque j’entendis sur mon passage deux jeunes abrutis attablés à un resto de schawarmas :

Eh! Je vois tout! Non attends, montre ta culotte, allez! 

Je n’ai pu m’empêcher de réagir. L’être humain a un ego et l’ego aime le respect.

Et alors? Moi je vois ta cervelle, elle n’est pas très pleine! 

Rires des deux cons. Je continuais à pédaler à vive allure. Mais je sentais la moutarde me monter au nez à plein tube et au sixième tour de pédale, je décidais de faire volte-face pour apprendre la politesse à ces deux singes. Ils me regardent arriver, l’air débile. Rigolard.

Excusez-moi, qu’est-ce que vous avez dit là?

Celui de droite répond aussitôt :

C’est bon, il a rien vu.

Je hoche la tête :

C’est bien ce que je pensais. Très bien. Maintenant tu vas me faire des excuses. 

Rires de prépubères (ils ont au moins trente ans).

Vous ne trouvez pas ça un peu sexiste? Voire complètement con? Je te demande de me montrer ton slip, moi? 

Rires gras sentant l’ail et la viande en brochettes. Celui de gauche, un taureau pâle en polo rayé, prend une frite et me la lance. Puis une deuxième. Les gens regardent.

Tu fais quoi, là?

Rires couplés de Jean-Paul Sartre et de Marcel Proust. Un vieux bout d’oignon vole dans ma direction. Le morceau d’oignon de trop. Je pose mon vélo, je marche vers leur table, je prends le sandwich devant le taureau de gauche et je le lui jette à la gueule. Frites, oignons, tout compris.

Le taureau se lève. Je marche vers mon vélo, d’un pas sûr (mais où ai-je donc trouvé ce pas sûr?!). Je me retourne, il est à deux centimètres de moi et il lève la main. Je lui aboie dessus en plantant mes yeux dans les siens

NE ME TOUCHE PAS!

Je vois son bras en sueur se lever, sa peau sur son cou tassé, sa mâchoire serrée et je ressens une excitation bizarre ; une excitation sexuelle. Non pas parce que je suis tout près de la bête violente et dominatrice, comme pourraient le penser ces psychologues qui croient encore que les femmes rêvent de se faire violer. Mais parce que j’ai réussi à le rendre fou furieux. J’ai réussi à lui soustraire ce flegme d’adolescent attardé, qui jette des frites à ses victimes, comme un enfant méchant jette des cailloux aux chiens errants. Je ressens une violente excitation parce que je lui ai répondu. Je me sens très forte. Une décharge d’adrénaline me parcourt l’échine, bien que je comprenne qu’il pourrait me casser la colonne vertébrale, me décrocher la mâchoire ou me briser le cou.

Du coin de mon oeil droit, j’aperçois mon antivol de vélo, une anse en acier qui pèse près de deux kilos. Ma main glisse vers l’antivol. Je ne réalise pas que je pourrais le tuer si je le frappais à la tête avec ce cadenas, ni qu’il pourrait en finir avec moi s’il me l’arrachait des mains.

Et pendant ce temps, bien sûr, les passants nous regardent, béats. Tout ce cirque dure quelques millièmes de secondes. La serveuse du café est arrivée en courant. Elle attrape le bras du type, elle s’écrie d’une voix douce que je suis « une femme »- « on ne frappe pas une femme ». Et justement voilà l’autre demeuré qui se ramène, pousse son imbécile de pote sur le côté et me lance, l’air paternel :

Allez, rentre chez toi. Tu es une femme, conduis-toi comme une femme. 

Et là je ne sais pas ce qui m’a pris, amis lecteurs, mais j’ai répliqué par une question métaphysique à laquelle se sont consacrés, en vain, des siècles de philosophie et d’art, sans me douter que ce couillon ne pourrait jamais y répondre :

Mais c’est quoi, UNE FEMME? 

Il me fait un regard dans lequel passe tout le néant de son intelligence. Sa réponse est sans appel :

Tu cries, tu viens nous chercher, tu veux te battre, c’est pas un comportement de femme. Conduis-toi comme une femme! 

« Conduis-toi comme une femme. »

La serveuse me suppliait de sa voix douce de m’en aller. Que pouvait-elle faire d’autre, elle, cette femme. Cette pauvre femme. Cette vraie femme.

Quand j’étais enfant, les garçons m’embêtaient déjà. En particulier mon grand frère. Je lui suis redevable d’une chose extraordinaire pour la vie d’une femme adulte : malgré lui, il m’a montré comment on doit se battre. Il passait sa vie à me titiller. Mais au moins, j’avais le droit de me défendre et je savais qu’il ne me ferait jamais de mal. Avec lui, mon enfance a été un vrai boot camp et je ne regrette rien : j’ai appris à avoir le verbe haut, à contester un concours de billes injuste, à réclamer la part de gâteau qui m’était due et à mettre des torgnoles. Aussi, lorsqu’un mec trois fois plus grand que moi se permet de m’insulter, cela ne m’impressionne pas plus que ça (mon frère est immense et très sportif) et je réagis au quart de tour.

Mais les batailles de polochon avec mon frangin ne m’avaient pas préparée à ce qui allait se passer à l’adolescence. Autour de 13 ou 14 ans, les filles deviennent inévitablement des proies pour les types de tout âge. « Tu suces? », « Petite cochonne… », « Ils sont mignons tes petits seins! » étaient les mots que j’entendais presque quotidiennement, comme nombre de mes copines, en rentrant du collège. Des mots glaireux balancés par des bonshommes sournois au coin des rues, par des immondes qui se pignolaient devant nous dans les transports en commun, ou en sortant de la boulangerie. Vers 14 ou 15 ans, je rêvais régulièrement que je sortais un énorme flingue et que je menaçais ces gros dégueulasses. Je les faisais se mettre à genoux et demander mon pardon en pleurant.

La vingtaine est terrible aussi. Mains (et bites) baladeuses dans les boîtes de nuit, dans le métro. Types qui t’abordent pour « t’offrir un café » et te traiter de pute après t’avoir harcelée pendant 10 minutes sur ton trajet sans que personne n’intervienne. Une fois, un type m’a attrapé le cul dans une foule rue de Rivoli. Je lui ai couru après, je l’ai chopé par le col et je l’ai affiché devant tout le monde. Une autre fois, un mec m’a traitée de salope dans un RER, je lui ai mis une gifle ; il a attendu que je descende du train pour me tomber dessus et me frapper à la tête avant de s’enfuir en courant. Une autre fois encore, dans le métro, un mec s’est branlé contre mon bras à travers son pantalon d’homme d’affaires. Quand je me suis rendue compte que c’était une bite en érection, et non un attaché-case contre ma peau, j’ai couru à la fontaine la plus proche. J’y ai versé toutes les larmes de mon corps, en me lavant frénétiquement le bras. J’ai des anecdotes comme celles-ci par paquets de douze.

Alors, à la trentaine, plus rien ne passe. Plus rien. A trente ans, j’ai lu Baise-Moi de Virginie Despentes et j’avoue y avoir pris un plaisir revanchard (outre le fait que c’est formidablement bien écrit), bien que teinté de terreur, car je ne crois pas à la violence, au fond. Mais je suis bel et bien devenue une féministe assumée et je n’ajouterai pas que « j’aime les hommes » ni que je m’épile quand même les aisselles pour faire amende honorable, parce que ça n’a rien à voir.

Pour tout vous dire, d’ailleurs, plus qu’une féministe, je crois que je suis tout simplement une femme, une meuf, une nana. Une femme, ça a aussi le verbe haut, ça dit aussi des gros mots, ça pète, ça rote, ça frappe, ça met des miettes partout et ça ne devrait pas passer sa vie à s’excuser d’être là. Les femmes sont des hommes comme les autres. Et vice-versa.

Tu es un homme? Conduis-toi en femme. Et si tu es une femme, conduis-toi en homme. C’est ça le vrai courage : être de la race des hommes et des femmes, sans la moindre distinction! Moi, aujourd’hui, je me suis conduite en vraie femme. Et lui s’est comporté comme un pauvre hère.

C’est vrai, je suis fière de lui avoir tenu tête… pourtant je sais que dans la rue, il y a quelques heures, personne ne me donnait raison. On me lançait des regards culpabilisants quand je suis partie. Mais qui est donc cette folle qui est allée chercher des emmerdes d’elle-même? Elle n’avait qu’à les ignorer…

Eh bien cette folle, chers passants, c’était une femme, tout simplement. Ça vous dérange?

PS : je dédie cet article à toutes mes camarades de Mondoblog qui se battent pour écrire dans des pays où le fait d’être une femme menace leur liberté, voire leur existence. 

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116 réflexions sur “Conduis-toi comme une femme

  1. Complètement débile. Anti-naturel.
    Vous avez un problème, allez voir un psy si vous n’êtes pas déjà complètement folle. Vous ne serez jamais heureuse.
    Les vraies femmes détestent votre comportement, vous êtes dégoûtante!

    1. Ce qui est débile, Anne, c’est ta réaction et ton manque de respect envers l’auteur de cet article. Un peu d’ouverture d’esprit, ça ne fait pas de mal. Ce qui me choque, perso, c’est la passivité des « spectateurs »… on pourrait bien se faire violer dans la rue que personne ne bougerait le petit doigt…

      1. Chère Céline, je ne sais même pas si Anne existe. Une femme occidentale peut-elle, en 2015, dire des choses pareilles? C’est absolument affligeant… A mon avis Anne est, au choix :
        1. un hacker qui s’amuse
        2. un homme qui a peur des femmes
        3. un personne frappée d’Alzheimer :(

        1. Pas que occidentale Manon je suis musulmane et je le vis chaque jour et je me rebelle chaque fois sans jamais rien laisser passer pas le moindre petit geste ou parole déplacés crois mwa ça n’a rien à voir avec le fait d’être occidentale ou orientale une femme reste une femme dans toutes les langues du monde un sourire est le même à l’international il en est de même pour le respect on veut tous être respecté…

    2. De quel droit décidez-vous que Manon ne représente pas les femmes et vous, si ?
      J’ai 61 ans et la vie est devenue un peu plus douce depuis que je ne subis plus ce genre d’agression, je commence meme à accepter que certains amis me disent qu’ils me trouvent belle.
      Moi aussi j’ai connu, dans le métro, les mains baladeuses qui remontaient mon manteau jusqu’à la taille, moi aussi j’ai connu les types qui se masturbaient en face de moi, moi aussi j’ai connu les controleurs de train qui vous installent dans un compartiment vide et vous harcèlent toute la nuit, moi aussi…
      Et moi aussi j’ai senti monter des accès violents de haine, des envies de me battre…
      Le texte de Manon est superbe et vrai. Merci.

        1. L’émotion partagée est toujours un beau sentiment. Aujourd’hui, mes filles et mon fils aussi, se battent pour les memes valeurs… Je vous envoie toute ma tendresse.

  2. Votre texte exsude la maladie mentale et la partialité. On y discerne très nettement que vous êtes une Bobo entièrement coupée des réalités.
    Vous ne connaissez pas la vraie vie, vous provenez très probablement d’un milieu de richards, probablement une famille de moyenne bourgeoisie pseudo-artistes ou intermittents du spectacle, bref parasites sociaux.
    Ne parlez donc pas au nom de « la » femme! La vraie femme, celle que vous méprisez (la « pauvre « serveuse de votre bar de Bobos hors-du-Monde) veut un enfant, pas jouer à Rambo-Bobo en couvrant de honte les autres!

    vous n’oseriez pas faire ça à Neukölln ou Wedding, car vous saviez bien que vous ne risquiez rien avec des mâles Bobos du même Monde, de simulacre, que vous). Vous êtes pitoyable.

    1. Donc Anne est psychiatre et décerne des maladies mentales à travers les blogs… et sociologue en plus! Je suis bien triste pour vous, Anne. Je vis à Neukölln. La personne qui m’a attaquée n’était pas riche, et ce n’était pas un bobo. Je n’ai pas mentionné son origine sociale, pour ne pas le stigmatiser, mais c’était l’inverse. Vous êtes pleine de haine et de rancoeur et j’ai très envie de vous dire que vous vous comportez comme une imbécile finie, mais vous n’y pouvez rien. Avoir des enfants n’a rien à voir avec ce qui s’est passé. Votre discours est absurde, incohérent et attardé.

    2. Chère Anne,

      L’article commence par « Je pédalais à toute allure de Neukölln à Kreuzberg ». Vous n’êtes pas concentrée.

      Je ne m’attarderai pas à répondre au reste de votre réquisitoire, attardé lui.

      Bien à vous,

      Une femme attentive.

    3. Le vieux truc de la femme à la maison qui s’occupe des enfants sauf que maintenant la femme élevé toujours des enfants mais travaille aussi il nous faut donc sortir et quand on subit cela en réagissant ainsi on est au contraire de vraies femmes qui se respectons et non des vieux schémas soumis à l’homme comme vous avez du être éduquée pauvre Anne j’ai peine pour vous car je comprend très bien quel conditionnement et formatage vous avez subis pour ne plus être en mesure de défendre votre liberté et le respect de vous même j’ai pitié de vous à la botte des hommes qui ont fait de vous cette victime j’apprendrai à mes filles de ne pas avoir peur et j’apprendrai à mes fils de ne pas se comporter avec un manque de respect envers les femmes et puisque vous êtes dans le jugement de valeur des autres je vais vous dire ce que je pense que vous êtes vous même une femme prisonnière de sa maison qui appartient finalement à son mari qui a élevé ses enfants sans jamais rien faire d’autre qui a donné sa vie au détriment de la joie car le bonheur ne passait qu’à travers celui des autres vous avez du vous sacrifier pour eux dans même vous apercevoir qu’ils rêvaient de ne plus vous avoir sur leur dos et de voir voir enfin heureuse, votre mari à du vous tromper car tellement coincée et docile il ne risquait pas de vous perdre vous lui étiez vouée, vous n’avez jamais osé vous plaindre, et détestez celles qui le font car elles vous renvoie dans le miroir le reflet de celle que vous êtes devenue et avant ça vous dérangeait pas car personne ne vous harcelait vous n’avez pas vécue telles situations soit parce que vous ne sortez pas ou que vous n’êtes pas jolie au point qu’on vous harcèle ne prenez pas cela comme de la méchanceté j’ai ressenti la jalousie que vous portez à Manon qui non seulement a su réagir mais en plus à eu le talent de nous le partager et oui ce n’est certes pas grâce à des pseudos femmes comme vous qu’on évoluera merci à ces Simone veille et autres nanas qui se sont battues pour les droits et conditions de la femme bravo Manon c’est triste de devoir en arriver à de telles actes pour se faire respecter mais encore pire que ces vieilles femmes à l’ancienne soient un frein à notre liberté elle cautionnent ainsi les violes et tout le reste selon elle on devrait se faire violer silencieusement comme autrefois même certaines fois dans la famille par un proche secret de polichinelle ferme là et assume j’ai HONTE DE VOUS ANNE….

  3. On voit bien que mes arguments ont porté puisque’il ne vous reste que l’insulte, me traiter d’imbécile pour tenter camoufler votre vacuité culturelle.

    Je parlais évidemment de Neukölln-Süd, mais vous faites avec votre morgue bourgeoise semblant de ne pas comprendre.

    1. Chère Anne,

      Vous m’avez attaquée, insultée, vous avez décidé que j’étais une bourgeoise, on se demande pourquoi cela vous arrange. Êtes-vous une ouvrière? Une paysanne? Connaissez-vous la définition du mot bourgeoise? Je crois que vous êtes une bourgeoise vous aussi. Et ce n’est pas une insulte dans ma bouche. Je ne juge pas les gens sur leurs origines sociales.

      Quant à Neukölln-Süd, c’est là que je vis. Venez donc y faire un tour, personne ne m’y a jamais parlé comme ça. Venez voir les gens et parlez-leur au lieu de les attaquer sur Internet. Je ne vous insulte pas. Je suis simplement effarée de l’idée que vous avez de votre propre condition de femme. Si pour vous, une femme qui se défend joue à « Rambo » et est immédiatement une sale bourgeoise, une « richarde » (mais pourquoi, bon sang? Réfléchissez! Cela n’a aucun rapport), alors je suis désespérée, parce que je n’oserais pas penser qu’une Française, visiblement éduquée, puisse avoir une si petite opinion d’elle-même et de ses consoeurs.

      Je vous réponds parce que je suis triste. Je suis triste qu’une femme insulte une autre femme et lui écrive des choses qu’un homme évolué ne dirait jamais. Oui, je trouve votre discours très en retard. Cela me peine. En ce sens, votre triste commentaire a porté ses fruits : je suis effondrée de tristesse. Vous en êtes heureuse… bravo.

    2. Anne, vous vous parlez au nom de qui si ce n’est au nom de vous-même ?

      Qu’est ce que c’est que le rapport entre de ne pas jouer Rambo face aux agressions sexuelles permanentes et vouloir un enfant ? Une femme qui veut un enfant devrait s’estimer heureuse de susciter l’excitation des hommes et se taire ?

      Quand je pense au nombre de femmes violées par leurs maris, vos propos sont juste désolants. Désolants parce que vous dites que l’auteure du poste ne connaît rien des réalités mais vous ne faites que les niez. Vous qui êtes si familière avec la psychologie ! mon diagnostique serait « déni à la suite d’agressions sexuelles répétées de la part de son grand oncle dans la ferme familiale ».

      PS : je ne crois pas aux diagnostiques réalisés à partir d’internet

    3. Anne, votre tout premier message contenait deux insultes (« débile » et « dégoûtante »). C’est-à-dire deux cas de violations patentes des règles de base de n’importe quel espace de discussion sur Internet.

      L’auteure de l’article et l’hébergeur du site auraient pu vous bloquer directement après ce premier message.

      Alors ne pensez certainement pas que vos « arguments » ont porté. Vous avez simplement livré au monde le spectacle de votre vulgarité de « trolle » et les autres personnes qui prennent part à la discussion vous font la charité de vous répondre pour essayer de vous aider à vous améliorer un peu.
      Vous devriez changer de ton et les remercier.

  4. Dites-moi, Anne, votre définition d’une « vraie » femme n’est-elle pas un tantinet réductrice? Votre argument ne se tient même pas: on peut vouloir un enfant ET lutter pour ne pas se faire emmerder, tripoter ou violer dans la rue par des dégénérés qui pensent que la femme est une chose dont on dispose à l’envi.
    Alors accusez les autres de tous les troubles mentaux possibles et imaginables si ça vous amuse, en attendant il semblerait que celle qui ait un petit souci couplé à une haine des riches/bobos/bourgeois, ce soit vous..

  5. Je me sens déjà mal de commenter ce poste . C’est lui donner déjà trop d’importance. Bravo si tu as senti quelque chose de fort (peut-être pour la première fois ?) dans ta vie. Pas besoin d’en faire une tarte. Il y a deux graves soucis qui s’affichent ici. Le premier étant que la bêtise n’a pas de sexe. Le second, il n’y a pas de remède à la bêtise.
    Avec ce texte, l’idée même d’un féminisme semble ne pas avoir encore existé ; premiers soubresauts d’égo d’une personne en colère. Le problème est souvent ailleurs que là où on l’imagine. Aussi, et finalement, internet est une abysse sans fond qui ne résoudra rien à ta vie. Parles en plutôt à tes amis, amies, famille ..

    1. Et donc le voilà le mot, le GROS mot, Islamophobie.
      Puis-je me permettre d’en mentionner un autre : STIGMATISATION. GROS mot là encore, qui, à n’en point douter, s’accorde à merveille avec votre robe.

      Cette même robe dont fièrement vous vous revêtez et dont la coupe affligeante ne vous flatte guère. Une robe qui semble recouvrir intégralement votre intelligence et votre bon-sens. Une BURKA de connerie en bref.

      Une femme à GROS mots.
      Rambo.

    2. Salaam !
      Je suis Musulman pratiquant et je trouve que même si l’Islamophobie crée des problemes épineux et existe, certains soit disant Muslims et populations perçues comme telles agissent de manière parfaitement abjecte avec autrui !

      Cela n’arrange pas les choses, bien au contraire ! Car eux se réclament de l’Islam, mais ne font rien pour le mériter… bien souvent ils se font monter le bourichon par des conn… et vont tuer leurs freres et soeurs en religion… au nom de la Religion !

      Le maitre mot est respect, et ces deux la décrit dans l’article n’en avaient pas ! Et si ils sont Musulmans, c’est encore pire ! Qu’ont ils a siffler les filles et a leur lancer de telles remarques, puis ensuite a sortir des bétises et a se couvrir d’un galimatias d’aneries soi disant Musulmanes ???

      Et après ils viennent pleurer a la mosquée que les gens sont fachos…

  6. Ayant vécu 3 ans à Berlin, la seule fois ou une personne alcoolisé est venu m’embêter, un allemand est venu immédiatement prendre ma défense. Malheureusement tu es tombée sur des abrutis, le sexisme est bcp moins présent qu’à Paris par exemple et les Berlinois ne sont généralement pas passifs face à de telles scènes…

    1. Chère Marie, c’est vrai que le sexisme est rare à Berlin, comme je le mentionne en début d’article! J’y vis depuis presque 7 ans maintenant. Mais à Paris, des hommes m’ont souvent défendue. Là, pas un mec n’a bougé. Toute une table de bourgeois juste à côté des deux salauds. Seule la gentille serveuse est venue voler à mon secours… Il ne faut pas généraliser sur Berlin du tout, là n’est pas le but de ma petite histoire.

  7. Je commente rarement des articles, mais au vu des commentaires d’Anne et de Thomas je tiens à apporter mon soutien à l’auteur.
    Pourquoi n’aurait-on pas le droit de répondre aux gens qui se permettent de faire des commentaires désobligeants quand on passe dans la rue? En quoi est-ce bête ?
    Quand tu les confrontes, au lieu de s’excuser et d’admettre qu’ils ont été cons, ils te lancent des frites à la gueule… et c’est à toi de bien te comporter?
    Les commentaires m’affligent encore plus. Surtout quand je pense à tous ceux et celles qui, parce qu’ils ont peur, baissent les yeux et passent leur chemin quand on les insulte dans la rue…

  8. Pff, c’est une réponse? C’est censé manifester tout le mépris d’une arrogante bourgoise pour la souillon, la pauvresse que je suis?

    Vous vous retenez, telle une Caroline Fourest (votre maîtresse à penser, peut-être?) au petit pied, poussée dans ses retranchements, de me traiter de « petite connasse » mais on vous y sent prête…

    Alors c’est quoi la prochaine étape? On organise, en collaboration (mouais, pas fait exprès) avec les Jeunesses Identitaires, des milices privées de krav-maga et de bergers allemands (sic) contre les habitatnts mâles de Wedding pour leur apprendre la politesse?

      1. Considérer le Moyen-âge ou le Patriarcat comme de l’ignorance, c’est exactement ça l’ignorance. Ce n’est pas le sujet ici bien sûr et ce serait bien long même si nécessaire d’être précis. Cela dit Je crains que vous vous emportiez un peu.

          1. Je n’ai fait que vous lire. Ainsi, si l’on doit comprendre autre chose que ce que vous écrivez, alors la seule chose que l’on puisse retenir, à tout le moins, c’est que vous ne savez pas ce que vous voulez dire.
            Par ailleurs il m’avait semblé que l’objet de votre billet cherchait à rappeler très fermement qu’on ne peut se permettre de dire n’importe quoi et c’est pourquoi je vous faisais cordialement cette remarque. Je ne peux donc que m’étonner que vous ne le supportiez pas jusqu’à vous autorisez à me prêter les qualités peu honorables d’une huître. Mais sans doute avez-vous voulu dire tout autre chose, naturellement.

            vous sentiez abruptement autorisée à me

  9. Comment se fait-il de toujours revenir à ce débat qui n’en est pas un, à ces insultes déplacées, faciles, sans fond, sans raison? Effarant. Merci Manon pour ta franchise et ton courage. Je suis atterrée.

    1. Merci Amélie. Il y a une file d’attente d’insultes dans mes commentaires modérés, je suis en train de me demander si je la publie ou si je laisse une chance à la nature humaine…

  10. Vu les commentaires je me suis décidée à commenter. Bravo pour ton courage. J’ai vécu très longtemps à Berlin et maintenant je suis à paris, je perçois la différence, mais où que ce soit, je sens ce regard me disant que je suis un sous-être humain, peut-être ayant à peine plus de valeur qu’un animal de compagnie, mais qui ne mérite quand même pas le respect. Merci pour cette publication haute en verbes plus hauts les uns que les autres et en courage, il était temps!

    1. Chère Clara, c’est terrible ce que tu dis, ça me brise le coeur, putain, ça me rend dingue, même. Je suis sûre que tu es une personne splendide et fière, alors hop, levons toutes le menton et merde aux imbéciles!

      1. Merci, chère Manon, tu as raison bien sûr, il faudrait que nous relevions toutes la tête. Cela demande du courage, et c’est exactement ce que tu nous montre dans ton texte, ton courage. Tâchons de continuer à relever la tête comme tu l’as fait.

  11. Quelqu’un (Anne, Thomas ou un autre haineux isolé) pourrait m’expliquer en quoi c’est mal de vouloir se défendre d’une agression? On doit être ravies qu’un mec nous demande lubriquement de lui montrer notre culotte, ou de se faire violer, insulter ou violenter? Je ne vois aucune bêtise là-dedans ni aucune forme d’islamophobie (sérieusement..?) ou de quelconque récupération politique. Vos propos sont honteux.

    1. Manon,

      déjà félicitations pour le cran dont tu as fais preuve. Je me demande d’ailleurs ce que cette Anne bâtée aurait voulu que tu fasses si tu étais une femme convenable et pas une hystéro-bobo-gaucho-machintruc : sourire et dire merci, et éventuellement supplier ton agresseur de bien vouloir te faire les honneurs de sa Wurst ?

      La seule réserve, c’est que tu as l’air de te défendre d’être féministe. Comprends que ça n’est un gros mot que dans la bouche de mâles aux hormones mal gérées et de femmes coincées par leur conditionnement.

      D’ailleurs, si Anne pouvait nous éclairer sur son background. Parce qu’au vu de son discours, je ne vois pas ce qu’une française dans son genre fait à Berlin : ça dénote une certaine volonté de se faire du mal…

  12. En tous cas tu pourras dire que Anne (Âne?) est le lucky luke du trolling. On se demande même si elle (il) n’avait pas préparé son commentaire (comment taire?) avant la mise en ligne de l’article…lol
    Sinon je suis avec toi jusqu’au bout de l’indignation!

  13. Merci Manon.
    Mêmes épreuves, même combat.
    De manière générale, le respect de l’autre se perd et ça fait plaisir de rencontrer des personnes qui réagissent et tentent de dire stop quand ça va vraiment trop loin.
    N’écoutes pas les soumis, les imposteurs, les haineux et tutti quanti, bref tous ceux qui essaient de diminuer ta réaction justifiée.
    Garde toujours en toi ce courage d’être qui tu es et de l’affirmer comme tu l’as fait.
    Bravo. Avec tout mon soutien, bravo.

  14. C’est singulier comme vos textes me laissent un impression de malaise.

    Vous êtes mal dans votre peau et voulez que les autres le soient aussi, semble-il.

    Ne jouez pas avec ce thème explosif de l’islamophobie, Manon, si vous ne voulez pas roulez pour l’extrême droite.

    Que vous n’aimiez pas les clips de rap ou la culture des banlieues, c’est votre droit. Mais vous avez défilé en 2002 contre Le Pen avec votre lycée et avez appelé à voter Chi-chi contre Belzébuth, ne l’oubliez pas.

    Contre ceux qui collaient ces affichettes: http://www.sessler.be/wp-content/uploads/2013/10/Racisme-anti-blanc-Affichette1.jpg

    C’est cela la démocratie: le vivre ensemble. C’est cela le féminisme: accepter l’autre, les AUTRES cultures.

    Ne venez donc surtout pas vous plaindre!

    1. Mon bon monsieur,

      Vous non-plus n’êtes pas concentré. C’est agaçant, comment pouvons espérer un affrontement digne et vertigineux si les deux parties ne sont pas au même niveau?

      Enfin voyons, faites preuve d’un peu plus de discipline et rejoignez-nous lorsqu’enfin vous en serez à la hauteur.

      D’ici là, courage et persévérance seront vos alliés les plus précieux.
      A bientôt, ou moins tôt je le crois.

      Bien à vous,

      Une femme, attentive et à gros mots.
      Ram-bobo.

  15. Dans ma fille, lors d’un festival de Musique, j’ai vu une jeune fille se faire saoule par deux gros lourdingues, le genré kéké de téci a pétard, pas vilains pour deux sous mais plutôt excités et legerement ivres…

    ils commençaient a dépasser le tolérable et moi et les freres nous sommes regardés et avont décidé de nous en meler, je m’approche et je dis : excusez moi, mais je crois que la demoiselle, elle s’en tamponne de ce que tu dis, tu la gonfle mon gars !

    l’un des gars me regarde et me dit : Vas te faire foutre, fils de p…, ou je te pete la bouche, sul’ Coran d’la Mecque ! et l’autre ajoute : Ouais, dégage sale kouffar ! Cul blanc d’més deux !

    Je leur demande : Vous êtes Musulmans ? Tout étonné.

    Ils me répondent : Ouais, et alors ? t’est facho, Tu votes le pen, dégage ou je t’explose ta gueule, merdeux de français de mon cul !

    Je leur lance : Si vous êtes Musulmans, récitez Al fatiha !

    – Euuuuuh, Tu nous prends pour des cons, c’est ça ?
    – Non, je te demande de me prouver que tu est Musulman, récites moi a Fatiha !
    – On doit pas le dire devant des kouffars ?
    – Un kouffar te demanderai de réciter al fatiha ?
    – Bon, dégage, ou on te mets une volée, dis l’un d’entr eux en levant le bras !

    Un de mes freres avance et demande : eh, ça va ? Peremptoire, un des deux répond :
    Oui, on remet a sa place un facho de sa mere la pute, allez dégage batard !

    les autres avancent et se groupent autour de moi !
    – Tu est Musulman ? récites al fatiha ? demande le frere qui s’était avancé le premier.
    -Euh, mais pourquoi tu prends la défense de ce kouffar, frangin, C’est Haram !
    – Et toi, pourquoi tu traites de kouffar ton frere en Islam ?
    Enfin si tu est vraiment Musulman ?
    -Ha oui, la vie d’ma mere, je…
    – Qu’Allah garde ta mêre, sa vie et son honneur, ne l’implique pas avec le tiens et ecoute moi :
    1 – Tu ennuyes cette jeune femme, tu la connais ? t’as un lien de parenté ?
    2 – Tu sais même pas reciter al fatiha et tu te dis Musulman ?
    3 – C’est quoi cette maniere de parler aux gens ? et en plus tu salis la religion ?

    les gars s’excusent, la jeune femme avait filé depuis belle lurette et ils se mettent a dire : De toutes façons, le Prophete l’a dit dans le Coran, la femme est la moitié de l’homme et…

    l’un des frangins du petit groupe qui prenait le frais en ville apres la rupture du jeune se retourne et dit : – Et tu as perdu, mecreant ! Mecreant en actes et en paroles.

    Il est dit, la femme est la moitié de l’homme parce qu’elle est sa moitié, tout comme l’homme est la moitié de la femme, ils se completent l’un l’autre.

    Bah oui, mais Untel a dit…
    Untel a dit, mais il laisse ses gens crever la dalle alors qu’il deverse des billets de banque sur le corps de danseuses nues, c’est pas une reference !
    – Eh vous seriez pas Chi ites ?
    – non ?

    J’arrete la, parce que nous avons du encore nous les coltiner quelques temps…

    Vous voyez mesdammes, ceci préoccupe pas mal d’entre nous, le manque de respect !
    Y a t’il seulement sur la terre, un pays qui soit encore vraiment terre d’islam ??? Seulement que de nom, je le crois bien ! on ne le trouve plus que sporadiquement alors que des tas se disent Musulmans, mais agissent a en faire pleurer le Prophète et sa femme des larmes de sang !

    Et a me grattifier d’une nuit balnche pour reflechir au sens de tout ça…
    il y a musulmans et il y a les cosmétiques, les joueurs de masque. pour faire style… malheureusement, les seconds sont tellement plus nuisibles, nombreux et remarquables que les premiers…

  16. Il est très difficile pour un homme de comprendre le harcèlement sexuel et pas évident de saisir ce que les femmes attendent de lui.
    Personnellement, je n’aurais franchement rien contre si les femmes étaient plus entreprenantes.
    Seulement voila, c’est à l’homme d’aller voir la femme et de trouver le bon dosage entre respect et conquête. Trop conquérant, trop « mâle », tu es un gros lourd. Trop de respect, trop de distance, trop peur d’importuner et tu es invisible. C’est différent pour chaque femme et ça change en fonction du contexte.
    Si le boulot de l’homme consistait juste à s’assoir à une table et d’attendre qu’on lui paye à boire en lançant des œillades à celle qu’on aimerait voir approcher, c’est sur qu’il aurait moins l’occasion de se comporter comme un connard.

    Entendons nous bien, je condamne les comportements décris dans l’article. Je suis sidéré par les commentaires d’insultes. Je soutiens l’indignation de l’auteur et j’espère bien être le type d’homme qui serait venu la défendre.

    Je partage juste un certain malaise masculin. Ca me parait pas si évident d’être un homme non plus sans vouloir minimiser les difficultés d’être une femme. La société veut nous impose aussi un certain rôle et beaucoup d’hommes limités intellectuellement ne sont pas capable de saisir la nuance…

    Quand un mec traite une femme de pute après l’avoir draguée, c’est qu’il est incapable de gérer le rejet. Si vous pensez que les femmes s’en sortent mieux dans ce genre de cas de figure, vous vous trompez… Ce n’est pas si évident de manifester de l’intérêt pour quelqu’un et encore moins de se prendre un refus. Je n’ai jamais de ma vie insultée une femme qui m’avait rejeté et je ne cautionne pas cette réaction mais je la comprends.

    1. Bonjour Arthur,

      Oui, je sais bien que c’est difficile pour les garçons de draguer! Mais ces hommes ne draguaient pas. Ils faisaient d’une femme un objet. D’ailleurs, les violeurs ne sont pas des hommes « frustrés ». Ce sont des gens malades. Il ne faut pas faire l’amalgame. Un homme ne mourra pas s’il ne peut pas « consommer » une femme. Ces théories sont très, très préhistoriques et entretiennent un machisme de base. Je sais bien que ce n’est pas ce que vous dites, bien sûr! Et je n’ai rien du tout contre la drague. Bien au contraire!

      Tout comportement est compréhensible. Tout a une cause. Mais les règles de la vie sociale sont là pour rappeler que sexisme = racisme! Ce que je veux, c’est qu’une loi oblige la police à punir les insultes sexistes au même tarif.

    2. Cher Arthur,

      Il y a beaucoup à dire sur votre commentaire… et surtout vous semblez en attente d’une réponse claire sur la frontière entre drague et harcèlement, alors je vais essayer une réponse…

      Avant cela, j’ai quand même un tout petit peu tiqué, je l’avoue sur quelques phrases :

      *  » c’est à l’homme d’aller voir la femme » :
      >>> Non, ce n’est pas à l’homme d’aller voir la femme. La séduction peut être initiée par l’un ou l’autre, sans que cela ne doive entrainer une condamnation de la femme. Penser que c’est l’homme qui doit initier le dialogue est une vision passéiste.

      * « et de trouver le bon dosage entre respect et conquête. » :
      >>> Non. Le respect doit être entier. 100% pas à dose moindre que cela. Donc pas de dosage à faire ici.
      La conquête doit se faire dans le respect le plus total (et cela vaut également pour les femmes, si elles décident d’initier le jeu de séduction).

      * « C’est différent pour chaque femme et ça change en fonction du contexte »…
      >>> Oui, et je dis : tant mieux ! Il n’existe pas « LA femme » avec un genre et des réactions déterminées et qui répondraient systématiquement de la même façon au mêmes incitants.. Rencontrer une femme, c’est avant tout rencontrer un être humain avec sa personnalité, son histoire, son expérience…

      * « Trop conquérant, trop « mâle », tu es un gros lourd »
      >>> Non, on ne peut être trop « mâle », car c’est quoi un « mâle » ? cfr l’article sur ce qu’est une femme…. ;-)

      * « Trop de respect, trop de distance, trop peur d’importuner et tu es invisible. »
      >>> Non, il n’y a JAMAIS au grand JAMAIS trop de respect !! Il y a respect ou il y a absence de respect. Pas de dosage (voir plus haut).

      * « Si le boulot de l’homme consistait juste à s’assoir à une table et d’attendre qu’on lui paye à boire en lançant des œillades à celle qu’on aimerait voir approcher, c’est sur qu’il aurait moins l’occasion de se comporter comme un connard. »
      >>> C’est une caricature d’un comportement que vous prêtez aux femmes… bof bof.
      En plus, « se comporter comme un connard » n’est pas l’apanage des hommes. Certaines femmes ne sont pas respectueuses non plus et ne sont pas fréquentables, ni pour une amitié ni pour une relation amoureuse….

      * « je condamne les comportements décris dans l’article (…) Je partage juste un certain malaise masculin.  »
      >>> Heureusement car le comportement (et les autres éléments) sont en effet condamnables. Le malaise masculin n’a rien à voir ici. Il y a un malaise que l’on ressent face à ce qui est décrit par l’auteure, oui, simplement parce que nous sommes tous des êtres humains, et que nous ressentons de l’empathie.

      * « Ca me parait pas si évident d’être un homme »
      >>> Sans doute, mais ce n’est pas l’objet de l’article. Il n’est pas évident non plus d’être sans emploi. Ou d’être malade. Ni d’appartenir à une minorité ethnique. Mais ce n’est pas l’objet de l’article. Je fais preuve d’empathie face à votre malaise dans la vie, certes, mais il n’est pas opportun de centrer sur votre malaise ici sous un article qui parle de la problématique d’être une femme dans l’espace public.

      * « La société veut nous impose aussi un certain rôle et beaucoup d’hommes limités intellectuellement ne sont pas capable de saisir la nuance… »
      >>> Votre hypothèse est intéressante, certes, mais ne reflète malheureusement pas la réalité. En effet, la nuance n’est pas comprise non plus pas certains mêmes non limités intellectuellement. En effet le harcèlement est commis par des hommes de toutes classes sociales, âges et conditions. Les différences éventuelles tenant plus du contexte (en rue, plus souvent des jeunes souvent issus d’ethnies étrangères, alors que sur les lieux de travail il sera plus souvent le fait d’hommes allocthones, souvent plus âgés…)

      * « Quand un mec traite une femme de pute après l’avoir draguée, c’est qu’il est incapable de gérer le rejet.  »
      >>> NON. C’est simplement qu’il ne la considère pas – et ce dès le départ et avant même le rejet – comme une personne méritant respect.

      *  » je ne cautionne pas cette réaction mais je la comprends ».
      >>> NON. Si vous avez effectivement à coeur le respect de toute personne humaine, sans égard à son genre, son âge, sa religion, sa couleur de peau, ses goûts ou sa santé, vous ne pouvez en aucun cas comprendre ce type de réaction. Comprendre c’est cautionner.

      Et si vous la comprenez, vous ne pouvez donc pas être – comme vous l’espérez – « être le type d’homme qui serait venu la défendre ».

      Enfin, pour tous ceux qui se posent des questions entre harcèlement et drague, je vous invite à consulter cette page qui reprend une série de réponses à ces questions :

      http://www.stopharcelementderue.org/?page_id=51

      Bien à vous,

      Yelyam

  17. Quel acharnement envers Anne, que de haine recuite, que d’invectives (« âne bâtée » contre « Pierre-Jérômerde », les Anne apprécieront qu’on se moque des prénoms comme dans une cour d’école) alors qu’elle pose pourtant les bonnes questions: la responsabilité de l’hystérie féministe des beaux quartiers dans la montée de l’islamophobie.

    Au bout du compte, la voilà exclue. On la rejette. Elle est indigne d’une réponse argumentée. Raus! Quel symbole…

    En tout cas, autant on peut excuser les coms de femmes, autant certains hommes ici, soi-disant féministes mais vrais tartufes, sont vraiment indignes de vivre à Berlin. Les abrutis!

    Ma contribution aussi sera-t-elle viré comme une malpropre par les grands démocrates de ce blog?

    1. Il y a tellement de préjugés et d’amalgames dans votre commentaire qu’on peine à savoir par où commencer à le détricoter.

      Préjugés de classe, d’abord. Le féminisme se voit réduit à une hystérie de la part de femmes des beaux quartiers. Tiens donc, les femmes des milieux modestes ou franchement pauvres n’en ont jamais marre de se faire alpaguer dans la rue, d’après vous ? Qu’est-ce que c’est que cet argument aberrant selon lequel le féminisme serait un luxe ? Vous oubliez que les droits des femmes sont les droits humains, ni plus ni moins. Et les droits de l’homme, c’est un luxe aussi, peut-être ?

      Amalgames patents, ensuite. Je ne sais quel troll plus haut dans les commentaires a écrit « islamophobie » et sorti de je ne sais où une relation de cause à effet complètement absurde entre ça et le féminisme, alors qu’il n’est absolument pas question de ça dans ce témoignage. La tentative d’accuser le féminisme de tous les maux pour le discréditer est un peu grosse. Vous pourriez aussi bien accuser les féministes de faire pleurer les bébés phoques, ce serait à peu près aussi logique comme lien de causalité.

      Hypocrisie criante, enfin :
      – Traiter les féministes « d’hystériques » montre une sacrée méconnaissance des luttes pour l’égalité des sexes, ou, au pire, une mauvaise foi achevée ! L’hystérie est une invention de médecins du XIXe siècle, tous des hommes bizarrement, qui a été largement remise en cause aux siècles suivants et dont on a mis en lumière le sexisme patent.
      – Parler d’acharnement contre Anne, alors que son tout commentaire était un cas d’école de message trollesque, contenant des insultes (« débile », « dégoûtante ») et à peu près aucun argument réel, c’est vouloir faire oublier les motifs de l’indignation justifiée qu’a suscitée ce commentaire, sans parler des suivants du même acabit.

      Je n’écris pas tant tout cela pour vous, Alimolle, car je doute de vous convaincre, mais pour le reste des internautes qui passeont ici. On ne peut pas laisser des commentateurs comme vous distordre les faits et déverser des flots de messages hypocrites. Qu’on ouvre donc les yeux sur la réalité du sexisme dont l’article apporte un témoignage et qu’on cesse de reprocher aux victimes de ne pas être en inox !

      1. Ah, mais quelle plume! Et quelle fougue! Et quels arguments! Bravo et merci Tybalt!
        Et vive les bébés phoques.
        Le lien avec l’islamophobie, je l’ai compris ce matin, c’est… le schawarma… affligeant amalgame…

      2. Mais que diantre se passe-t’il au niveau de la concentration par ici!
        C’est épuisant!

        Donc pour rappel, le lien entre l’article et l’islamophobie a été fait par Anne.

        Revenez donc, vous aussi, un peu plus tard, lorsque vous ne laisserez plus vos nerfs l’emporter sur votre verbe.

        Pour l’instant, c’est non.

        Cordialement,

        Une femme, issue des cités, fille d’immigrés, attentive, précise et à GROS mots devenue une Ram-bobo.

    2. Je pense que Anne a été la première a déverser de la haine… Relisez ses billets, elle n’essaye meme pas de comprendre, d’intégrer le schéma du billet initial. Elle condamne intégralement (intégristement ?).

    1. Oui est donc le rapport? Je ne parle pas « des hommes », mais d’une idée de la femme qui circule encore dans cette société imprégnée de machisme. Que les femmes incarnent parfois ce machisme est apparemment monnaie courante. Cf l’une des commentatrices de cet article…

  18. Une femme c’est une Personne! Au nom de quoi devrait-on se taire et accepter tous ces actes salaces et violents qui font malheureusement partie du quotidien de trop de femmes ? Une femme « forte » est assimilée à un homme. La force est-elle uniquement masculine ?!

  19. Très beau texte Manon! Ne prends pas en compte les commentaires cinglants de certains, il y en aura toujours (hommes et femmes) pour qui la place de la femme se résume à rester en retrait et se la boucler.

    Je n’arrive même pas à comprendre comment on peut encore penser en 2015 qu’hommes et femmes sont si différents, voire inégaux. Mis à part quelques différences biologiques/physiques, on est des êtres à part entière de la même espèce. Comment certains peuvent-ils rabaisser à ce point le sexe opposé pour des raisons pareilles?? C’est un mystère total pour moi ….

    1. Oui Mirena, c’est un mystère… si on ne se penche pas trop sur la question! Le sexisme a des racines profondes, utiles à une certaine forme de société… (comme le racisme, l’exploitation des uns par les autres, voire… le capitalisme :) ).

  20. C’est amusant… Parce que j’ai écrit que les garçons étaient attablés à un resto de schawarmas, certains en ont immédiatement conclu qu’ils étaient… Musulmans! Pas mal non? Mangeur de schawarmas = musulman. C’est un amalgame ahurissant.

  21. Bonjour Manon!

    …je suis au festival de Beaune, et j’ai croisé Anna Kasyan hier soir, on était ensemble sur scène, j’ai pensé fort à toi…
    Pourquoi je te raconte ça? Parce que j’avais lu le matin ton article, qui m’a fort impressionné et j’y ai longuement réfléchi après ce concert.
    Te rappelles tu comme moi et elle on passait pour des extravagantes? Des exhuberantes?
    Finalement cela nous a quand même sauvé la vie – et notre carrière musicale par la même occasion!

    À mes yeux, les yeux d’une femme italo-allemande, vivant à Paris, éduquée à être libre et indépendante (hystériques et sans attaches pour certain(e)s) ton article révèle un vrai souci général. Le problème des femmes, eh bien, ce sont certaines femmes!!!

    Oui, je vais me faire lapider pour ce commentaire! Mais vous savez quoi? Je suis une grande fille, et en effet je ne relève même plus systématiquement tout ce que j’entends sur moi!
    Adolescente j’ai eu un prof russe, qui m’a balancé la phrase suivante: « tu ne seras jamais belle, essaye au moins d’avoir l’air intelligente ». Paradoxalement les hommes auxquels j’ai raconté cette phrase ont toujours été choqués, les femmes ont pour la plupart au contraire trouvé que c’était drôle.

    La pire ennemie d’une femme est une femme. « Anne » en est l’exemple parfait. Donc, si je ne suis pas d’accord avec elle, je suis une bourgeoise (quelle insulte, je m’en remets pas! Ahahaha!) et un parasite de la société?
    « Anne » ou qui que ce soit, le jour ou vous vous ferez agresser, je vous balancerais ce que je me suis toujours prise en réponse: « avoues, tu as aimé qu’on te touche, qu’on te humilie… »
    Une phrase souvent dite par des femmes d’ailleurs, avec un petit rire surnois et bien pensant en même temps. P

    Oui Manon. Tu as raison à mes yeux. Le sexisme est bien la. Il est encore et toujours la. Non Manon. Non nous ne le verrons pas disparaître. Pas de notre vivant je crains.

    Continues comme ça! Dis ce que tu penses, ce que tu ressens. nous sommes trop « bourgeoises » pour baisser la tête. ;-)

    Je t’embrasse.

  22. Merci Manon pour cet article !
    Je me pose de plus en plus la question aussi. Qu’est-ce que ça veut dire « être une femme » ?

    Je me permets de rebondir sur ton article parce que c’est un débat qui occupe beaucoup mes pensées en ce moment. Je pense qu’on n’aura jamais fini de se battre pour le droit des femmes. Je suis frappée (et écœurée) de voir qu’en 2015, certains politiques se permettent encore ouvertement de dire que la place de la femme est à la maison. Il est évident que je respecte ce choix de vie mais qu’il n’y a pas QUE ce choix de vie.

    Nous serons toujours « ces petites choses faibles qui apportent des problèmes et sont là pour faire des enfants ». Et il faut admettre que, dans la majorité des cas, notre force physique est inférieure à celle des hommes.
    Je pratique un sport de combat et, bien que j’ai encore beaucoup de travail pour augmenter ma puissance de frappe et que cela n’a rien d’impossible, j’étais tellement frustrée en me retrouvant dans l’incapacité physique de contrer mon adversaire. De SUBIR.
    Bref, tout est possible mais c’est physiquement plus dur pour une femme. Je me console en me disant que c’est une nouvelle façon de nous rendre plus maligne et de trouver des solutions annexes auxquelles eux ne pensent pas.

    Pour en revenir à ton article, je pense que c’est cette faiblesse physique (et non pas morale) qui nous pousse parfois à faire profil bas pour ne pas être violenté. Ce n’est pas bien, mais c’est facile.
    Je salue ton courage ;)

    Il y a quelques années, j’éprouvais une certaine fierté lorsque mes amis me disaient que j’étais un garçon manqué, une fille-garçon. Parce que ça voulait dire, pour moi, que j’étais forte et audacieuse. Maintenant, je ne suis plus très sûr de ça. Je suis fière d’être une femme. La maturité aidant, j’ai laissé ma féminité prendre place et j’aime être une femme.

    Je suis assez interloquée par les discours des femmes que je peux croiser (au travail entre autre) et à l’amalgame qu’il peut y avoir entre féminisme et galanterie. J’ai déjà entendu « Moi je suis contre le féminisme, j’aime qu’un homme me tienne la porte. » Que dire ………..
    Aussi, faire changer la mentalité des hommes est compliqué parce qu’ils ne comprennent pas facilement l’ampleur du problème. Cependant, le vrai « ennemi » c’est la femme elle-même. Ce que je ne comprends pas très bien mais qui est flagrant dans tes commentaires.

    Pour finir, j’avais adoré cette pub sortie il y a quelque temps. Je te laisse la découvrir :
    http://www.konbini.com/fr/tendances-2/comme-une-fille-pub-always/

    J’avais beaucoup aimé ton article sur le chauffeur de taxi raciste.

    Bonne continuation !

    1. Merci Ally pour cette super pub, qui prouve qu’on peut se servir d’un média de masse avec beaucoup d’intelligence et de sensibilité et pas seulement (même s’il s’agit évidemment de vendre des serviettes) à des fins commerciales. Et merci pour ton commentaire, qui est très juste!

  23. La scientifique que je suis est consternée par l’interprétation faite de cette histoire (par ailleurs fort bien racontée, merci Manon). Peut-être un petit rappel de logique est-il nécessaire ?

    La phrase « Manon rencontre à Neukölln deux crétins et décide de répondre à leurs insultes » ne signifie ni « tous les hommes sont des crétins », ni « toutes les femmes pensent comme Manon », ni « toutes les femmes devraient agir comme Manon ». Cela ne sert donc à rien de s’énerver en disant qu’il y a aussi des hommes gentils et des femmes soumises. On le sait déjà !

    Ce que l’on peut conclure de l’anecdote, en revanche, c’est que tous les hommes ne sont pas gentils (la plupart des lecteurs s’en doutaient) et que toutes les femmes ne sont pas soumises. Là, visiblement, une partie des internautes sont dépassés. C’est pourtant vrai et légitime. De la même façon qu’il existe de vraies femmes qui ne veulent pas d’enfant.

    C’est assez incroyable que la lecture de ce simple constat rende encore les gens fous furieux. Si vous êtes une femme et que vous trouvez que vous avez bien le droit d’être soumise, relisez bien le billet : à aucun moment on ne vous conteste ce droit. La seule chose que l’on vous demande, c’est de ne pas considérer que vos opinions et vos préférences sont partagées par toute l’humanité, ni même par sa moitié féminine.

    Pour ceux qui n’ont pas suivi (il y a des allergiques à la logique), je vous suggère une règle très simple. N’écoutez pas les phrases qui commencent par « Les hommes font ceci » ou « Les femmes pensent cela ». Il y a bien trop d’hommes de de femmes pour que de telles généralisations aient la moindre chance d’être vraies. Intéressez-vous donc à l’homme ou à la femme en face de vous, qui est un individu unique et pas Barbie ou Ken. Posez-lui des questions, observez ses réactions. C’est cela, et pas un manuel standardisé des relations hommes-femmes, qui vous permettra de savoir si vous voulez faire plus ample connaissance et vous enseignera comment vous y prendre.

  24. Wow, il y a pas mal de commentaires qui m’ont hérissé le poil.
    Mais si on peut (déjà)tirer une conclusion- on est quand meme plus nombreux à être d’accord avec Manon et malgré ces « Autres » en plus petits nombre certes, mais si venimeux- je vous imagine une foule de gens qui se comprennent et on (selon moi) plus d’humanité que d’autres…

    Très franchement la scène que tu as décrite, j’aurai pu l’écrire mot pour mot, avec le meme ressenti vis à vis de cette volonté, ce plaisir de domination qui écoeure tant…

  25. Je crois bien que cette Anne est un âne. Je veux dire un homme d’une espèce particulière, un masculiniste. Il sert a rien de leur répondre, leur seul but est de semer la haine, de troller un point c’est tout. Peut être que dans leur cerveau malade ils rêvent d’un retour à des valeurs que prônent aujourd’hui les islamistes qu’ils abhorrent sans savoir qu’ils sont cousins. J’ai pitié de leur âme, mais on ne peut rien pour eux.

  26. Je n’ai pas lu tous les commentaires; peut-êztre quelqu’un à déjà abordé le sujet mais voilé ce que j’en pense
    ….Je crois que le meilleur moyen de répondre á ce genre d’agression, n’est pas avec une autre agression. j’ai vécu à Neukölln il y a 5 ans, et je me souvient très bien du regard des hommes sur moi et de leurs commentaires. J’avais à l’époque écrit un texte tant j’étais en colère. En l’écrivant je me suis rendu compte que notre force n’était pas dans la confrontation mais dans la réussite. Réussissons en tant que femme à des postes où les hommes sont les rois, c’est la où le combat à mon avis portera ses fruits. Donnons les moyens à toutes les jeunes filles du monde d’aller à l’école, cela sera plus efficace que de se battre dans la rue ( attention, je ne fais pas la critique de ton attitude- je la comprends d’ailleurs parfaitement) – Et éduquons en même temps les jeunes garçons sur ce sujet. Le vrai travail à mon avis ce fait à la base, comme avant de construite une maison on fait des fondations.

    1. Je suis d’accord.
      Mais je n’ai pas écrit cet article sur les vrais moyens d’éradiquer le sexisme… j’ai écrit cet article en réaction au sexisme. Je ne me pose pas en militante d’une association, c’est simplement la parole d’une femme agressée dans la rue.

  27. Déjà vécu tout ce que tu raconte déjà expérimenté malheureusement et j’avoue avoir également rêvé de marcher dans la rue avec un flingue non pour en servir mais juste pour le sortir au moment propice et remettre les trucs à égalité voir leur comportement s’ils étaient face à la même force physique qu’eux, auraient ils fait ou dit cela…
    Je suis cette jolie fille qu’on drague pendant 10mn dans la rue en la suivant sur plusieurs mètres pour finir par l’insulter de salope et de pute parce que tu refuse de voir un verre ou de laisser ton numéro mais comme tu l’as dis gentiment pour pas blesser le gars lui se sent supérieur alors j’ai tout essayé, la manière douce, l’humour, le daidain, l’ignorance, la méchanceté, la vulgarité, rien n’y fait quand un mec à décidé que tu lui plait et qu’il lui faut un moment avec twa cela n’a rien à voir avec ta liberté!!! Et évidement lorsque les gens te disent tu es une belle femme tu dois le savoir on doit te le dire souvent tu as de la chance et que je réponde la chance à rien à voir la dedans c’est génétique tu n’as aucun mérite par contre tu as aussi les inconveigniants personne ne t’a prévenu que les mecs se comportaient comme ça et t’en as marre de ne pouvoir faire du vélo roller aller au boulot en voiture à poupée en bus tranquillement t’en as assez de ne pouvoir achter ton pain sans avoir à répondre à un de ces idiots mais les gens te disent allé arrêtes de te plaindre penses à toutes ces filles qui sont seules tu as de la chance va !! Ils ne comprennent pas et c’est de ta faute faudrait t’excuser d’être jolie en plus et surtout pas te plaindre car en plus de ça c’est une chance de se faire siffler comme un chien insulter et traiter comme un objet sexuel bref mwa je suis loin d’être féministe même bien loin je suis juste une femme qui se bat pour le respect de celle que je suis pour mwa le féminisme a été inventé aussi par l’homme pas besoin d’être féministe et les hommes (intelligents) aussi dervaient se battent pour le respect d’autant qu’ils sortent tous des entrailles d’une femme, ils ont tous une mère, une sœur, une cousine, une tante, UNE FILLE, est ce qu’ils y pensent quand ils font ça ? Aimeraient ils qu’on fasse ela à leur maman ou à leur fille je crois pas !!!
    Bravo à twa on devrait jamais se laisser faire ….et accepter qu’on agisse ainsi avec nous sous prétexte qu’on est une femme et les observateurs au lieu de penser qu’on devrait avoir honte et aurait dû la fermer se taire puis continuer chemin auraient du intervenir pour dire à l’homme comme il devrait avoir honte de d’être ainsi humilié s’assimilant lui même à un animal en rhute….

  28. Bonjour Manon, en lisant ton article, j’ai eu le malheur de lire les quelques commentaires…
    Je vais d’abord réagir à ton article: tu as bien fait de réagir, de rétorquer, de te défendre. Et ensuite, pour reprendre ce que tu dis, je pense que tu as doublement raison quand tu dis que l’ignorance c’est de la lâcheté. Pour moi, c’est donner raison. On m’a toujours dit: « Ignore et ça se passera bien ». Ignorer, c’est montrer sa soumission. Et on est tout sauf des soumis dans notre vie, pas vrai?
    Une femme ne répond à aucun critère, je ne vais pas paraphraser ce que tu as écrit, mais ma conception d’être une femme, d’être féminine est à 100% avec la tienne. Continue de gueuler haut et fort. Internet laisse des traces indélébiles (les paroles s’envolent, les écrits restent). Ton « combat » plus un autre, plus encore un autre, au final, ça fera une grande vague.
    Merci pour ton témoignage, et ne laisse pas les gens t’insulter comme je l’ai vu dans les commentaires.
    Etre soi-même, ça implique aussi que ce que l’on dit, défende, revendique, ne puisse pas plaire à tout le monde.
    Ne t’excuse jamais d’être.

  29. Bonjour Manon, j’ai atterri ici par hasard, enfin pas un vrai hasard : je pars une semaine à Berlin samedi pour la première fois et je venais y chercher (et en trouver !) de bonnes adresses. Et puis, mes yeux de féministe n’ont pas pu ignorer le titre de cet article et son contenu. Alors merci pour le city guide de Berlin, mais surtout merci pour tout le reste, je te rejoins sur l’ensemble de cet article. Et pour avoir lu dans la foulée d’autres articles, j’aime beaucoup ta plume également (je suis éditrice alors quand il y a du fond et de la forme dans un internet qui parfois pique un peu les yeux, ça fait du bien). Je crois que grâce à cet heureux hasard, je reviendrai traîner par ici plus souvent. Bonne continuation !

    1. Merci Anne-Laure, je suis très touchée. Bon séjour à Berlin, profites-en à fond, et n’hésite pas si tu as besoin de plus d’adresses : generationberlin030(at)gmail.com
      A bientôt !

  30. Juste bravo pour ce texte !!
    Je le découvre aux détours de mes pérégrinations sur Internet et surtout au retour d’un voyage à Berlin (où j’ai vécu 3 belles saisons en 2012) ! Je retrouve dans vos lignes un peu de ma colère et de ma violence face à ces perpétuelles attaques à l’encontre de la condition féminine. Vous avez raison, il ne faut rien lâcher et arrêter de faire « comme si on n’avait rien entendu »… Érigeons-nous ! Maman d’une petite fille, je vois comme un devoir d’au moins soutenir ceux qui osent aller au front (je n’en aurais sûrement pas toujours/plus le courage). Alors encore Bravo !!
    Quant à la façon dont vous parlez de Berlin dans votre blog, j’y retrouve toute la tendresse et la fascination que cette ville (libre, créative et déstabilisante à la fois) a suscités en moi lorsque je l’ai côtoyée de prés.
    Bien à vous,

    1. Merci mille fois Caroline ! Je suis très touchée que tant de femmes m’écrivent pour me dire qu’elles se reconnaissent dans ce texte. Berlin est en effet tout ce que vous dites – je vois que vous l’aimez autant que moi. A bientôt.

  31. Bravo pour votre courage, Manon ! Je ne vois pas pourquoi une femme doit tout encaisser sans broncher ! Certains commentaires m’ont laissée sur le … ! D’autres (Dieu merci les plus nombreux) m’ont réchauffé le cœur !

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