Hype parisienne vs. hype berlinoise

unnamedHipster parisien en migration annuelle à Berlin (titre bidon donné à un dessin licence CC)

Voilà deux mois que je suis à Paris pour le boulot et que j’ai l’occasion d’observer la hype parisienne dans toute sa splendeur. La comparaison est inévitable : si les hipsters énervent tout le monde où qu’ils soient, au moins, la hype berlinoise ne vous donne pas envie de déménager à l’étranger. Le warum du comment en cinq points

1. Le vocabulaire

« Un bar ambiancé qui slame » – traduction, un bar à l’atmosphère particulière vraiment formidable. Achtung, j’ai mal aux oreilles. A Berlin, on dit « ein geiler Club », un club qui fait jouir. C’est vulgaire, c’est laid et un tantinet partouzeur, mais ça sonne mieux. Quant à l’expression « Je vais lui faire un petit Mohammed » pour dire « je vais le/la sauter », j’en ai des frissons d’horreur. Relents de racisme hype.

2. Les barbes (et ce qu’il y a autour de la barbe)

Les jeunes cools du dixième arrondissement ne sortiraient plus sans leur longue barbe, surmontée d’un chignon d’ « urban samurai », comme dit la publicité hipster de la marque Mac. Ces pileuses déclarations de virilité masquent en réalité une subordination à l’esprit de consommation courante. Car en lieu et place de samouraïs, nous avons bien affaire à de jeunes hommes modernes sans la moindre orientation politique et sans beaucoup d’idées sur le monde dans lequel ils vivent. Le hipster consomme, il ne pense pas. Il se coiffe comme tout le monde parce qu’il a peur d’être rejeté par Paris. Parce que Paris est méchante avec ses enfants.

A Berlin, certes, on croise des coiffures tartignoles – mais personne ne vous en veut d’avoir les cheveux jusqu’aux fesses couleur arc-en-ciel quand vous vous appelez Helmut et que vous êtes né en 1955. La différence, à Berlin, c’est justement qu’il est permis d’être différent. La barbe, quoi!*

3. L’arrogance

Le serveur parisien qui vous égrène l’ardoise du jour en regardant par la fenêtre, l’air de vous trouver con et mal habillé. Les videurs qui vous repoussent d’un petit geste de la main. Les branchés de la com’ qui vous demandent si vous arrivez à gagner votre vie en tant qu’ « artiste »… A Paris, l’arrogance est hype, tellement hype! A Berlin, si on fait la gueule, c’est parce qu’on est prussien. Mais on vous regarde droit dans les yeux et si on vous jette du club, c’est parce que vous avez vomi exprès sur la barmaid.

4. Les burgers

Restos de burgers, je vous hais. Avec vos devantures écrites à la fausse craie sur de la peinture ardoise, vos faux dessins cool et échevelés faits à la palette graphique, vos viandes bios du Poitou, vos frites maison et vos additions à 30 euros, vous êtes partout dans Paname. A Berlin, on mange des döners pour 3 euros. Les deux font grossir, que je sache. Depuis quand le burger est-il un mets si sublime qu’il puisse détrôner le confit de canard, hein?

5. Les clubs

Après des années de hype, les clubs berlinois restent les plus fun, ont la meilleure musique, les gens les plus sympatoches, les idées les plus farfelues. Le fameux renouveau de la nuit parisienne est encore réservé aux riches, et l’aspect faussement trash des soirées de Paname est parfumé à la javel. Le hispter berlinois, si mal coiffé soit-il, n’a pas peur de retrousser bobonne dans les gogues immondes d’une boîte en bordure de Ring. Le clubbing parisien a encore tout à apprendre des nuits d’outre-Rhin, de leur folie, de leur liberté, de leur noirceur.

Qu’on ne me fasse pas croire que le Silencio, par exemple, est un lieu où l’on se commet. On n’y met en péril que son compte en banque, sûrement pas ses préjugés, ses idéaux ou sa vision du monde. Prise de risque zéro, degré d’aventure zéro, rencontres tristes qui tournent autour du name-dropping et de l’élévation sociale : les nuits parisiennes sont plus belles en solitaire le lundi sous la pluie.

En conclusion…

Quel mal y a-t-il à être branché, à aimer le burger frais et la barbe touffue, me direz-vous? Rien, vous répondrais-je, moi qui adore ma robe éthique cousue par une handicapée estonienne en vrai coton de coquelicot, qui rêve de masser un boeuf à la bière Tsing-Tao et qui vit avec un homme des cavernes. Le problème, c’est la prétention, le léger mépris des autres et l’absence de réflexion sur ce qui est à la mode et ce que l’on consomme.

Aussi la hype berlinoise me semble-t-elle moins imbitable que la Parisienne. Mais je ne demande qu’à ce qu’on me prouve le contraire…

*L’auteur demande pardon pour la bassesse de cette plaisanterie

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manon

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39 réflexions sur “Hype parisienne vs. hype berlinoise

  1. J’approuve à 1000% !!!! Tu as parfaitement résumé ce que je pense !
    Je déteste l’arrogance parisienne, et encore pire quand je la retrouve à Berlin. Il suffit de voir l’attitude des « touristes » français quand ils débarquent à Berlin …

    1. Mwé… Dommage de nous mettre tous dans le même panier :) On peut apprécier Berlin et y aller une semaine par an en touriste faute de mieux sans se comporter en connards. (Ha mais je suis banlieusarde moi, ça ne doit pas être la même chose… ;))

    2. Heureusement tous les Parisiens ne sont pas arrogants, je parle simplement de la mode d’être méprisant, que je trouve affreuse… mais oui, certains touristes parisiens ont des attitudes agaçantes, surtout parce qu’ils sont Français comme nous et qu’on veut garder notre fief, il faut l’avouer!

  2. bravo et pour ce reportage presque en live… du coup ca me donne encore moins envie de retourner en france… Même si j’ai passé l’age du clubbing et des soirées hype…
    mais ceux que vous critiquez se retrancheront certainement derrièrela célèbre « exception française »… pour se justifier la tristesse de leurs soirées…
    finalement j’aime bien berlin…

  3. « Le fameux renouveau de la nuit parisienne est encore réservé aux riches » : et les soirées du Glazart à 5€ ? La machine du moulin rouge à moins de 15 ? Le nouveau Club Phantom, gratuit ? Le Silencio n’a rien à voir avec le renouveau de la nuit parisienne. C’est la continuité de l’ennui parisien des riches. Si on ne t’a parlé que du Silencio comme endroit à la mode où sortir, c’est vraiment trop dommage, tu ne dois pas fréquenter les bons parisiens ! En club à Paris, au moins, on ne fait pas la queue 2h dans le froid pour s’entendre dire « Nein » sans autre forme de procès.
    Berlin c’est aussi l’obligation de fête permanente, cette espèce d’injonction à passer tous ses week-ends en club sinon c’est qu’on ne sait pas s’amuser, ces flots de zombies plus ou moins camés au crâne semi-rasé et/ou au chignon d’urban samouraï, justement, qui font trembler le pont de Warschauer toutes les nuits de fin de semaine… Je ne dirais pas que Berlin est pire que Paris. Je ne dirais pas que c’est SI mieux.

    1. Salut Sarah,

      Le Fantôme était tenu par un de mes proches amis (c’est sympa… enfin surtout les pizzas), un de mes meilleurs potes a fondé la Die Nacht (vu que c’est une fête à la berlinoise j’avoue ne pas avoir pris le temps de checker même si j’apprécie le concept) et toutes les fiestas que tu mentionnes sont sympa, mais pas aussi sympa, à mon avis, qu’une soirée même ratée à Berlin dans un Kneipe de pochtrons. Pourquoi? Parce que les gens y ont une attitude plutôt tournée vers la rencontre, vers l’étranger. On s’y intéresse plus à un artiste inconnu qu’à un poids lourd du ready-made. On y est prêts à faire l’effort de parler une langue étrangère. En tous cas, moi ça me parle plus.

      J’ai pris le Silencio comme exemple parce que c’est sans doute le pire endroit qu’il m’ait été donné de fréquenter, plein de gens à l’attitude hautaine et méchante envers celui qui ne rentrait pas, celui qui avait des chaussures André, celui qui avait un gros nez, que sais-je encore. C’est évidemment un mauvais exemple, mais comme c’est un mauvais article ça ne fait rien :D

      Et puis attention je parle de la HYPE de Paris versus HYPE de Berlin, pas de Paris contre Berlin. Non non. Parce que là il y a bien des choses à dire. Le saucisson, c’est trop bon et ça, tu peux courir pour en trouver un parfait à Berlin. La drague, c’est trop bon et ça, à Berlin… Hmpf.

  4. En attendant, c’est bien beau de cracher sur Paris, mais quand tu reviens de deux mois de travail payés par et/ou inspirés par et/ou ayant pour thème ces fameux Français/Parisiens que tu critiques, et que ta popularité ici à Berlin s’est en partie construite sur ces fameux derniers en vacances ou en démarche d’expatriation, c’est aussi hypocrite que de dire que tu manges des döners tous les jours alors que tu chantes si bien tes penchants pour le cliché de « la petite robe en coquelicot cousue main pas une estonienne handicapée. »
    Et puis rappelle toi bien que si tu n’avais pas ces fameux français pour payer ta facture et faire marcher tes articles, uniquement en français rappelons le bien (du moins ceux qui marchent), et bien tu te casserais le dos à gagner 500 euros par mois et tu trouverais la vie à Berlin bien moins rose tout à coup. Alors ce n’est pas parce que tu connais le succès éphémère que tu devrais te permettre de cracher aussi facilement sur une ville qui te rejette parce qu’au fond c’est toi l’enfant fragile avec le coeur plein de rancoeur qui est bien fâchée que la ville lumière ne porte sur elle qu’un regard moqueur.
    Dernier point, en tant que féru parisien, tes « expressions » sont surement sorties d’une part de ton imagination durant un rêve très profond, car pour ma part je n’ai jamais entendus de tels propos, qui sont d’un cliché tel que jamais un Parisien n’aurait l’idée ne serait-ce que d’en avoir l’idée.
    Bonne chance pour la suite.

    1. euh… Pourquoi réagir comme si elle vous avait personnellement insulté ?
      Je suis moi aussi français, Parisien, et je ne me sens pourtant pas spécialement visé par cette diatribe fort lucide…

      1. Merci Artemis, je ne répondrais même pas à ce commentaire haineux car vous le faites très bien à ma place… J’ai toujours mon lot de petites hargnes internautiques si j’ose dire, et je serai bien marrie de ne point les avoir, car elles sont le signe d’un article qui fait plaisir à d’autres.
        PS : je suis Parisienne aussi, au départ… qui aime bien, comme dit l’adage, châtie bien, non?

        1. Il n’y a là que des arguments réels, que j’aimerais beaucoup voir démontés si jamais je me trompe, mais en attendant l’intégralité de tes propos sont clichés à souhait, sentent tout de même l’amertume, et je suis navré de te dire que je ne crois pas que Sven soit plus agréable que la videuse du Silencio, les codes à respecter y sont devenu tout aussi clichés,(maintenant Sven fait quand meme des collab avec des grands noms de la mode et pose dans des magazines, ouioui, à méditer) sauf peut être le fait que si tu es allemand de souche tu as déjà plus de chance de rentrer au Berghain, ce qui n’existe pas au Silencio. La seule vérité que je reconnaitrai volontier sur le Berghain(je parle du Berghain encore et encore parce que c’est aussi cliché que de parler du Silencio) c’est qu’à la différence du Silencio le fait que tu adhères vraiment la musique qui y passe joue.

          Les prix à Paris sont évidemment plus élevés, mais c’est simplement économique aux vues des loyers exhorbitants et des charges énormes que les commerces en tout genre, du restau à la boite de nuit sont obligés de payer. Je reconnais que c’est malheureux mais ce n’est pas un argument valable lorsque tu parles de l’état d’esprit de la « hype parisienne » (terme qui en soit me rappelle plus gossip girl que la blogueuse intéressante que tu étais à tes débuts, le « hype » étant ce dont les adolescentes en manque de glam rêvent quand elles arrivent à « la ville » pour la première fois). Les prix et l’économie sont ce qu’ils sont, et des solutions tentent de se mettre peu à peu en place avec par exemple des « squats » comme le 6B qui sont à l’extérieur de Paris et proposent malgré tout des soirées alternatives (à une échelle parisienne j’entends).

          Ce n’est pas là de la rage mais du dégout de voir que tu fais ton beurre avec tes articles récents qui semblent tout droits sortis de la plume de la parisienne par excellence, comme quand par exemple tu abordes le sujet de la cocaine qui est typiquement plus parisien que berlinois, étant tout de même la drogue qu’on croise le moins ici. J’ai vu des amis maintes et maintes fois sous toutes substances, je consomme partiellement moi même bien qu’ayant pris un peu de recul par rapport à tout ca, et franchement si il y a bien une drogue qui me surprend encore lorsque je la croise à Berlin c’est la cocaine.

          Et alors le döner, ayant vécu ici pour deux ans, peut être que oui les premières semaines toussa toussa tu vis comme le cliché que tu tentais de rejoindre en t’installant ici, mais personnellement et je pense parler pour pas mal de gens, à part quand je sors de boite complètement arraché et que mon estomac gronde, j’ai fini par me lasser et je prends la suite de la foule en quête constante de nouveaux « petits restaurants ». Et bizarrement je mange plus de burger ici qu’à Paris, dans des endroits comme les « birds », les « burgermeister », les « burgeramt », et autres floppées de spécialistes du « meilleurs burger de Berlin ».

          Et ton hipster qui n’a pas peur de retrousser bobonne pour aller dans des clubs immondes en bord de ring, ayant choisi l’alternative de vivre dans l’ouest, je pense pouvoir dire que malgré le renouveau qui s’y installe, les « hipster » qui vivent dans l’est ont toujours la grosse flemme de ne pas sortir dans les clubs les plus proches de chez eux, blindés et clichés soient-ils.

          Les « nouvelles » découvertes telles que le « Hoppetosse » proche du club der visionare (qui leur appartient maintenant) deux minutes plus loin, vide il y a deux ans et sauna ambulant aujd, pire que le social à sa pire époque, n’est plus pratiquable, la griesemuhle qui était « le truc pas prise de tête » il y a deux ans a en une seconde de célébrité doublé ses prix (ouiouioui l’entrée était à 5 euros et cet été soudainement à 10 euros) et malheureusement les petits clubs comme le Brunnen60 eux ne bouclent pas toujours leur mois alors que là il y a de l’intérêt (ah oui mais c’est trop loin, on est obligés de faire 10 minutes de trajet, ohlalalala).

          Bref, cliché cliché cliché. Et là tes propos sont aussi insupportables que la parisienne imbouffable qui s’installe « au deux magots »et qui critique Paris avec toutes ses copines, en tendant le cou pour voir Beigbeder 5 secondes et se sentir mouiller la culotte.

          Pour dire simplement et faire court : j’aimais beaucoup ce que tu écrivais avant, mais aujourd’hui tu as pris une direction que je trouve triste et je trouve que tu perds beaucoup de ton cachet en t’attaquant à des sujets trop faciles.

          Et si tu avais vraiment connu Berlin il y a plus de cinq ans, ton odeur de javel tu la retrouverais ici et non pas à Paris.

          Je te laisse, je vais au Sisyphose avec ma couronne de fleurs dans les cheveux et un ballon licorne, boire des vodka cramberry et me torturer l’esprit sur mon ami photographe qui a pris un rail de trop parce qu’il n’est pas dans la selection des artistes « berlinois » qui apparaitront dans ce petit magazine underground dont il révait.

          1. Je trouve tes propos tristes.
            Il me semble que tu détestes la ville où tu vis.
            L’article sur la coke t’a déçu? Je suis navrée. Il s’agit de mon expérience directe et personnelle.
            Je ne suis pas spécialiste des drogues, j’écris.

            On dirait que tu t’es identifié à un personnage de blogueuse qui n’existait pas, en tout cas, tout ton commentaire me paraît un peu morbide.

            Navrée de t’avoir déçu. Mais je suis moi, pas un idéal, ni même un personnage électronique.

            Je n’ai pas racolé avec l’article sur la cocaïne mais beaucoup m’en veulent d’avoir ouvert ma gueule. Mais je m’en fiche. Tu sais pourquoi? Parce que je sais qui je suis et pour qui j’ai écrit cet article. Pour ceux qui veulent s’en sortir et ceux qui seraient tentés de déconner. Et après avoir reçu un flot de mails de soutien à ce sujet, je ne pense pas voir mal fait.

            On ne peut pas plaire à tout le monde.

            Tu n’es pas obligé de me lire…

    2. Cela n’a rien a voir avec le salaire ! En suisse par exemple, les gens sont très polis même si une caissiere suisse gagne 3 fois ce qu’une caissière gagne en France. Ça s’appelle simplement avoir du savoir vivre, ici on en a moins.

  5. « et si on vous jette du club, c’est parce que vous avez vomi exprès sur la barmaid. »

    La dernière fois que j’ai été à Berlin, j’ai eu l’impression que c’était devenu comme Paris. L’entrée en club plus chère, les attentes interminables sans être sûrs de rentrer… Je ne sais pas si Berlin restera encore longtemps cette bulle de liberté tant appréciée. Mais à Paris heureusement il n’y a pas que le Silencio, et la ville est si joli :) Paris/Berlin, pourquoi choisir? Chacune à ses charmes, et finalement il serait dommage que l’une devienne l’autre et vice/versa.

    1. Ca c’est complètement vrai! Mais je t’assure qu’il reste des endroits absolument magiques et hors des sentiers battus pour sortir à Berlin. Evidemment, le Berghain et le Wilde Renate se sont endurcis. Mais il suffit de se laisser guider par des Berlinois rencontrés dans la rue pour trouver des pépites dans chaque quartier!

  6. « Relents de racisme hyp  » mais n’est-ce que pas tout ce que tu es en train de faire, par cette tartine de comparaisons et des généralités ? Attention à la critique perfide. Si tu te sens maltraitée par Paris, n’y reste pas.  » au moins, la hype berlinoise ne vous donne pas envie de déménager à l’étranger » : qu’attends-tu alors pour décamper ?

    Et pour finir, sache une chose : tout le monde (provinciaux, expatriés à Berlin(!)) critique les parisiens, mais les parisiens ne parlent de personne. Cesse de rager et avance.

  7. Euh Manon, quel est ton niveau d’Allemand exactement ?
    Je dis ça parce que si ton Allemand est moyen, même moyen +, comment peux-tu savoir s’ils sont plus ou moins arrogants alors que tu ne comprends pas tout ?

    Je pense que tu fais un rejet de Paris, que j’ai totalement vécu moi-même mais qui m’est passé, quand j’ai commencé à suivre les Parisiens que je rencontrais dans la rue vers des lieux magiques où la fête n’est qu’amour et paillettes

  8. Je suis bien trop vieille pour avoir le moindre avis sur le hype à Paris, mais ce que je peux confirmer, c’est qu’une fois qu’on a vécu à Berlin, on ne peut plus autant apprécier Paris…j’en serais même à regretter d’y être allé vivre, car je pense que j’aurai à jamais la mélancolie de ces 2 années – Heimweh- et que je ne serais plus jamais amoureuse de Paris comme cela était le cas avant…
    J’ai d’ailleurs assez rapidement arrêter de comparer les 2 villes, car cela finissait presque toujours à l’avantage de B ce qui agaçait prodigieusement…Alors oui, je suis d’accord avec toi, Berlin est géniale à vivre, mais à Paris il y a du boulot…Et après tout, c’est The most beautiful city of the world ;-D

  9. La moue méprisante et le bec toujours ouvert pour râler sur tout, ce sont effectivement nos caractéristiques bien parisiennes/françaises mais… c’est ce qui fait tout notre charme, quand même, pas vrai?! On va dire!

  10. Chère Manon,
    Enfin écrit, pensé et dit!! merci à toi pour ton courage, celui de te faire démonter par tous les français qui n’ont pas encore dépassé leur propre égo pour un trip en mode humour et détâché … c fatiguant! bref, bref —-> immer schön locker bleiben!! ;)
    bien à toi,
    lutine berlinoise

  11. je suis d’accord avec toi Berlin est plus cool mais je ne te rejoins pas du tout sur Paris, c’est très exagéré…
    enfin comme on dit : chacun ses goûts…

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